Bienvenue au jardin de Lidine

Bienvenue en campagne bretonne à une vingtaine de km de la mer.







Nous arpenterons les 18 ares de terrain, d'arbre en arbre et d'arbustes en vivaces. Le voyage va être long, d'Afrique du Sud à la Méditerranée, du Chili en Amérique du Nord, de l'Asie en Océanie, pour revenir en Bretagne le pays des Hydrangea.


Océanie



Asie



Chili



Méditerranée



Afrique du Sud



Amérique du Nord



Bretagne, le pays des hortensias


Le terrain 

En 2006 nous faisons l'achat d'une maison néo-bretonne et de 18 ares de terrain presque entièrement
nu, situé en Côtes d’Armor. A un certain âge déjà, nous ne nous sommes pas vus acquérir les 70 ares de la propriété, initialement destinés à une pâture à moutons, avec une parcelle de pommiers à cidre.
Le sol au PH acide est un sol siliceux bien drainant, un plus en saison humide. Quel plaisir de pouvoir le travailler après la pluie sans que la terre ne colle aux chaussures !






Bien qu'ayant jardiné pendant 40 ans pour créer le "Jardin de Lidine" en Alsace, ce jardin breton reste
une expérience inédite pour moi. Hormis l'acidité du sol, le climat doux y est à l'opposé du climat continental avec ses grands écarts de températures. Je peux, aujourd'hui me permettre des fantaisies qui me faisaient rêver. Il y fait néanmoins plus froid qu'en bord de mer. Une colline à l'est et une autre à l'ouest, font que les vents du Nord s'engouffrent dans ce corridor où se situe le jardin.
Au moment de l'achat, la biodiversité est scandaleusement pauvre. Le terrain avait été tellement pollué par les pâturages (vermifuges) et les pesticides que la faune a déserté l'endroit : pas d'abeilles, pas de chants d'oiseaux, de très rares papillons, même les lombrics se font rares. Un désert, vous dis-je.
Par contre les campagnols sont à la fête et me posent de sérieux problèmes dès les premiers plantations.
La première action pour attirer les abeilles fut de laisser pousser les adventices dans les parcelles en vue de futures plantations : comme le fumeterre, le plantain lancéolé, épiaire sylvestre, linaire etc... Cela a eu des effets dès l'année suivante. J'ai aussi semé des graines de prairies, il ne m'en reste que les marguerites qui ont investi la pelouse si on peut appeler l'appeler ainsi.



Il y avait cependant quelque grands arbres plantés en limite de terrain, des chênes sessiles, trois peupliers d'Italie, des épicéas maigrichons, des noisetiers, une haie de Lonicera nitida, d'horribles lauriers cerises et au coin de la maison une haie de cyprès de Lambert mal entretenue qui nous cachait la lumière dans la salle de séjour. J'avais aussi des ormes atteints de graphiose. Le plus gros a été abattu, l'autre est tombé tout seul en dehors du terrain, il a été sur place et s'est décomposé.



Un énorme lierre donne au chêne des allures de persistant, c'est un puit de diversité. Mais celui- ci est déjà en dehors de notre terrain, il me faut donc compter avec.

Il restait aussi une belle cytise très fleurie qui se ressemait partout, quelques lilas et un saule pleureur.