Le Climat du Jardin


   En créant ce jardin, j'espérais pouvoir acclimater des plantes que je ne pouvais m'autoriser en Alsace, dans le précédant jardin. Aussi vais-je visiter les merveilleux jardins autour de chez nous pour glaner des idées sur les possibilités qui peuvent s'offrir à moi, désormais. Pour la plupart, ils sont situés en bord de mer et évidemment je me suis trompée en croyant pouvoir faire pareil.

Jardin du Pellinec

  Je fais donc d'emblée des achats inconsidérés qui vont bien souffrir. Si les plantes ne gelaient pas elles étaient à déracinées ou cassées lors des tempêtes.

  Il me fallut donc reconsidérer mes plantations, revoir mes prétentions à la baisse et apprendre à connaître mon jardin et ce climat déroutant qu'est celui de Bretagne.

  Le jardin n'est pas en bord de la Manche mais un peu plus dans les terres et balayé en hiver par les vents venus d'Est.


La première étape fut bien sûr de planter des haies.



Le plan de situation du jardin


 A 165m d'altitude, le jardin est situé en creux et ce n'est pas sans conséquence sur son micro-climat.

La route qui mène au lieu dit, descend du Nord (188m) puis remonte au Sud (235m) en longeant le jardin. A l'Est, le coteau bordée d'un lotissement domine à (194m) mais aucune haie pour détourner les vents froids. A l'Ouest par contre, sur les hauteurs (235m) il y a des bois. Bien sûr ces altitudes vont faire sourire n'importe quel montagnard, pourtant elles ne comptent pas pour rien dans le micro-climat local.

Les vents venus de l'Ouest se cognent à l'Est et créent des tourbillons qui mettent à mal les arbres. Sur les sols humides ils se retrouvent les racines à l'air. S'ils veulent jouer au chêne de La Fontaine ils rompent (et ne plient pas)... Ce fut d'ailleurs le cas du Quercus ilex.


Eucalyptus planté exactement dans le couloir Est/Ouest



Fagus sylvatica


Liquidambar sp.


  En Bretagne, aux hivers généralement doux, quand les gels arrivent les plantes sont en végétation : pour les plantes australes c'est l'été et pour les plus rustiques, en février ils ont déjà débourré.
  Venus du Nord ou de l'Est, les vents froids grillent alors sur leur passage toute plante en sève montante.

Arbutus thuretiana


  On voit, qu'il y a une cicatrice sur le tronc correspondant à la cassure lors d'un coup de vent. Les années suivantes sont feuillage a grillé sous l'effet du gel.


                                           Olearia traversii                                                               Olearia paniculata          

  Un autre effet climatique que je ne connaissais pas en Alsace, ou alors très épisodiquement, ce sont les écarts de température entre le jour et la nuit qui peuvent être conséquents. L'humidité, le soleil, une chaleur relative en journée (parfois + 10°) réveillent les plantes. La sève monte et quand arrivent les gels de nuit, les troncs des jeunes plantes, même les plus rustiques (en zones 5 ou 6), éclatent et se fendent. Ce fut le cas des Magnolia. On ne s'en rend pas forcément compte jusqu'à ce que la plante sèche ou qu'elle abrite un champignon.

Sur Magnolia stellata 'rosea'


  I
l m'esarrivé sur leréseaux, dparler de l'unou l'autrplantdjardiayanrésisté aterriblhiver d2017 à -15°. J'étaisur placpendancehiver là. Pour moquconnaissais, lclimacontinentade l'Est j'atremblé pour meplantes exotiques.

  Nousommeefévrier, lméténoualertsur deventfroidqunouarrivendSibérie. Lgel a duré plusieursemaineependan7 jourmobaromètre a indiqué amoinunminimalà - 15°. Cemesurensonpapriseà l'abr(commdanunstatiométéo) maiacontraire, soulvent. C'esunminimaleispeuqucela n'aipaduré toutlnuitPar contre, cqujnconnaissaipaeque j' appréhendaipour lpremièrfoisc'est l'écardetempératureentrljour elnuit. Ipouvaifair+10° epleiaprèmidi, souucieclair easoleil... C'est cet écart qui espirqulgel, en soit.


Callistemon sp.


Elegia capensis


Jasminum officinale.

Il a gelé, mais n'est pas mort.


  La Bretagne subit comme les autres régions de France épisodiquement des gelées tardives lors des Saints de Glace. Ce fut le cas, entre autre en mai 2021, quand bien des jardiniers en France ont vu brûler les jeunes feuillages.


En mai 2021 

  Une catastrophe dans bien des régions de France, les gels printaniers ont anéanti toutes les floraisons et celles des Hydrangea à venir.

Stachyurus chinensis 'Joy Forever'



Hydrangea serrata 'Rosalba'
Il va s'en remettre et fleurira, peu, mais il fleurira.



Hydrangea macrophylla

Il est évident que les H. macrophylla ne fleuriront pas dans l'année.




Magnolia brooklynensis 'Eva Maria'




Dégats sur Mahonia 'Charity'



Les plantes définitivement perdues, soit du fait du gel soit pour être tombées.


Correa pulchella



Acacia retinoides



Grevillea lanigera 'Mount Tomboritha'

Un beau couvre-sol qui promettait pourtant.



Grevillea 'Bronze Ramble'



Callistemon 'Kings Park Special'



Ceanothus 'Italian Sky' 

C'est le seul Ceanothus, qui n'a pas repris.



Daphne odorata ‘Marginata’



Davidia involucrata

  Tous les ans, le jeune feuillage séchait... A la longue, il n'avait plus la force de reprendre. Etait-ce les vents froids ou les embruns, je ne sais pas.




Eucalyptus rubida

  Il a été déraciné et même étayé et replanté par la suite, il a toujours été chahuté par les tourbillons derrière la haie qui aurait dû le protéger. Il a fini, les racines en l'air. Aujourd'hui, je n'ai plus la haie et nous en avons replanté un Eucalyptus pauciflora subst. debeuzevillei. Il tient bien pour le moment. Il faudra quand-même que je veille à ce que sa ramure ne soit pas trop dense dans son jeune âge.



Eucryphia 'Nymansay'




Pinus insignis

Lui ce sont les campagnols qui lui ont fait la fête avant qu'un coup de vent ne le mette à terre. 



Helichrysum rosmarinifolium 'Silver Jubilé'


        Précédent : Bienvenue au jardin                                             Suivant : L'entrée sur la cour